
Établissement bancaire · Genève
Remplacement des monoblocs de ventilation de confort et refonte de la gestion technique du bâtiment, sur un site en exploitation.
Bilans thermiques SIA 380/1, production de chaleur, distribution, ventilation double flux, sanitaire et régulation. Neuf et rénovation.
Une installation CVS bien conçue est invisible : la température est stable, l'air est sain, l'eau chaude arrive, et la facture reste prévisible. Y parvenir suppose d'avoir calculé les besoins réels du bâtiment avant de choisir la machine — et non l'inverse, ce qui reste pourtant la pratique la plus répandue.
Nous partons systématiquement du bâtiment : enveloppe, déperditions, apports, scénarios d'occupation. La production de chaleur en découle. C'est la seule façon d'éviter la pompe à chaleur surdimensionnée qui cycle et s'use, ou la chaudière trop juste qui ne tient pas les pointes de janvier.
Une modification acoustique en cours de projet peut imposer la reprise complète d'un concept sanitaire — nouveaux tracés de colonnes, désolidarisation, coffrages, reprise des faux-plafonds. Ces sujets se traitent en avant-projet, pas en phase d'exécution. C'est là que se joue l'écart entre un chantier tenu et un chantier qui dérape.
Il n'existe pas de bonne réponse universelle. Le bon système dépend de l'enveloppe, de la température de départ nécessaire, de la place disponible, de l'accès au sous-sol, du bruit admissible et du réseau électrique existant.
| Système | Convient à | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Pompe à chaleur air/eau | Villas et petits immeubles rénovés, émetteurs basse température | Bruit extérieur et distances aux limites ; puissance électrique disponible |
| Pompe à chaleur sol/eau (sondes) | Bâtiments avec terrain disponible, besoin de performance élevée | Autorisation de forage ; coût d'investissement ; zones de protection des eaux |
| Chauffage à distance (CAD) | Bâtiments situés dans un périmètre de réseau | Disponibilité du réseau et calendrier de raccordement |
| Bois — pellets ou plaquettes | Bâtiments isolés, hors réseau, avec place de stockage | Logistique de livraison, silo, entretien |
| Solaire thermique | Appoint pour l'eau chaude sanitaire | Rarement suffisant seul ; à combiner |
Un site tertiaire genevois dont les monoblocs de ventilation et la gestion technique ont été repris en exploitation. Et à Lavigny, un chauffage à pellets bois centralisé faisant office de mini-CAD pour six immeubles.

Remplacement des monoblocs de ventilation de confort et refonte de la gestion technique du bâtiment, sur un site en exploitation.

Quartier de six immeubles de logements en PPE, chauffage à pellets bois centralisé faisant office de mini-CAD, gestion domotique.
Non, et c'est l'erreur la plus fréquente. Les chaudières existantes sont presque toujours surdimensionnées, parfois du double. Reprendre leur puissance conduit à une pompe à chaleur trop grande, qui fonctionne par cycles courts, s'use prématurément et consomme davantage. Le dimensionnement se fait sur un bilan thermique du bâtiment dans son état après travaux.
Dans l'ordre idéal, oui : isoler d'abord réduit les besoins, donc la puissance nécessaire, donc le coût de la production. En pratique, la chaudière tombe rarement en panne au bon moment. La solution est de dimensionner la nouvelle production sur l'état futur du bâtiment et de planifier l'isolation dans un calendrier connu — ce que permet précisément un CECB Plus.
Elle n'est pas obligatoire en tant que telle, mais elle devient difficilement contournable dès qu'un bâtiment est rendu très étanche à l'air, et elle est requise pour atteindre certains standards de label. Sans renouvellement d'air maîtrisé, un bâtiment bien isolé développe des problèmes d'humidité et de qualité d'air.
Une interruption est presque toujours nécessaire, mais elle se planifie. Selon la saison et la configuration, on installe une production provisoire, on séquence les travaux hors période de chauffe, ou on maintient l'ancienne installation en parallèle jusqu'au basculement. Le phasage fait partie de l'étude, pas de l'improvisation de chantier.
En traitant l'acoustique au dimensionnement : vitesses d'air modérées dans les gaines, silencieux aux bons endroits, désolidarisation des machines, isolation du local technique. Corriger après coup coûte beaucoup plus cher et donne rarement un résultat satisfaisant.
Nous établissons le bilan thermique, comparons les variantes et chiffrons l'investissement comme l'exploitation.