Le problème n'est pas technique, il est chronologique
Rénover les installations d'un bâtiment vide est un exercice d'ingénierie classique. Rénover
celles d'un immeuble habité, d'une clinique en activité ou d'un bâtiment administratif en
exploitation est un exercice de séquencement. La solution technique la plus élégante ne vaut rien
si elle impose de couper l'eau chaude de trente logements pendant une semaine en février.
Nous concevons donc le phasage en même temps que l'installation. Chaque coupure est identifiée,
datée, bornée dans le temps et communiquée. Chaque appartement a une date. Chaque secteur a une
solution de repli. Le descriptif d'appel d'offres impose ces contraintes aux entreprises
soumissionnaires — au lieu de les découvrir en cours de chantier, quand elles deviennent des
plus-values.
Ce que nous mettons en place
- Phasage
- Découpage du chantier par colonne, par étage ou par secteur, avec un calendrier de coupures validé par le maître d'ouvrage avant l'appel d'offres.
- Provisoires
- Production de chaleur mobile, alimentations électriques provisoires, points d'eau de remplacement, chauffage d'appoint — dimensionnés et chiffrés, pas improvisés.
- Accès aux logements
- Planning nominatif, préavis écrits, plages d'intervention convenues, gestion des absences et des refus d'accès.
- Communication
- Modèles de courriers aux locataires, affichage de chantier, points de situation périodiques pour la régie ou le comité de PPE.
- Protection des existants
- Protections de sols et de cages d'escalier, cheminements de chantier, propreté quotidienne, gestion des nuisances sonores et des horaires.
- Sécurité
- Coactivité chantier/exploitation, maintien des voies d'évacuation, maintien de la détection incendie et de l'éclairage de sécurité pendant les travaux.
Les points qui font dérailler ce type de chantier
- Une modification acoustique tardive. Une exigence de bruit revue en cours de projet peut imposer la reprise complète d'un concept sanitaire — nouveaux tracés, désolidarisation, coffrages, faux-plafonds. À traiter en avant-projet.
- Une puissance électrique insuffisante. Le bilan de puissance de l'existant est rarement documenté. S'en apercevoir au moment de raccorder la nouvelle production de chaleur coûte un mois de planning.
- Des gaines qui n'existent pas. Les plans d'archives mentent. Un relevé sur site en avant-projet évite de découvrir en démolition qu'il n'y a pas de passage vertical.
- L'absence de solution de repli. Un chantier occupé sans provisoire dimensionné est un chantier à l'arrêt dès le premier imprévu.
- Une communication laissée à l'entreprise. Les locataires n'écrivent pas à l'installateur : ils écrivent à la régie. Autant que la régie ait reçu l'information avant eux.
Typologies que nous traitons
Immeubles locatifs et PPE en rénovation lourde, bâtiments administratifs en exploitation,
établissements de santé, hôtels, bâtiments scolaires pendant les vacances, ouvrages
institutionnels avec contraintes de sécurité et d'accès. Le point commun n'est pas la taille :
c'est l'impossibilité d'arrêter l'usage.